Vous sentez que quelque chose de vieux vous retient ?
Peut-être que vous avez du mal à faire confiance aux autres. Peut-être que vous vous effacez trop souvent, ou au contraire que vous vous emportez sans comprendre pourquoi. Peut-être que vous avez l'impression d'être en décalage, de ne jamais vraiment vous sentir à votre place.
Ou peut-être que vous avez grandi dans un environnement où les choses n'étaient pas toujours sûres. Pas forcément de façon dramatique, pas toujours avec des mots pour le dire. Parfois c'était quelque chose que vous avez subi directement. Parfois c'est quelque chose que vous avez vu. Entendu. Ressenti dans l'air.
Ces ressentis ont souvent une origine. Ils prennent racine dans ce que vous avez vécu enfant.
Ce n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas une fatalité.
C'est une trace. Et les traces,
ça se travaille.
Trauma ou blessures : de quoi parle-t-on ?
Le trauma, c'est toute expérience qui a dépassé la capacité du système nerveux de l'enfant à l'intégrer. Ce n'est pas forcément spectaculaire de l'extérieur : c'est ce qui a été trop, trop vite, sans filet. Un enfant dont le système nerveux est dépassé va se figer, se dissocier, intérioriser. Ces réponses sont intelligentes. Vitales même. Mais elles restent gravées dans le corps, dans les réflexes, des années plus tard.
Les blessures d'enfance, elles, ne naissent pas forcément d'événements dramatiques visibles. Elles prennent racine dans des dynamiques relationnelles répétées : une façon d'être vu (ou de ne pas l'être), d'être aimé (ou de manquer de cet amour), d'être protégé (ou laissé trop seul).
Trauma ou blessure, dans les deux cas : le corps se souvient. Et c'est souvent lui qui parle le premier.
Le trauma vécu directement
L'enfant qui a subi des abus, qu'ils soient physiques, psychologiques ou sexuels, porte dans son corps une mémoire très particulière. Ce n'est pas un souvenir ordinaire qu'on range dans un tiroir. C'est une empreinte sensorielle, émotionnelle, viscérale. Une odeur, un ton de voix, une sensation physique peuvent le réactiver instantanément.
À l'âge adulte, cela peut ressembler à :
- Des réactions disproportionnées dans certaines situations
- Une hypervigilance permanente, un corps qui ne sait plus se poser
- Des difficultés à se sentir en sécurité, même quand tout va bien
- Une dissociation, ce sentiment d'être à côté de soi, de ne pas vraiment habiter son corps
- Des relations compliquées, où la confiance est presque impossible
Ce n'est pas de la folie. Ce n'est pas de la faiblesse. C'est un système nerveux qui fait encore son travail de protection, mais qui n'a jamais reçu le signal que le danger est passé.
Le trauma de l'enfant témoin
On parle moins souvent de celui-là. Et pourtant, il est tout aussi réel.
L'enfant qui grandit dans un foyer violent, qui assiste à des scènes traumatisantes, qui vit dans la peur sans en être directement la cible : cet enfant-là est aussi traumatisé.
Son système nerveux a enregistré le danger. Il a appris que le monde peut devenir imprévisible à n'importe quel moment. Que les adultes censés protéger ne protègent pas toujours.
Ces apprentissages-là sont silencieux, mais ils gouvernent profondément.
Les 3 blessures relationnelles les plus fréquentes
Les blessures d'enfance ne naissent pas forcément d'événements violents. Elles se construisent dans la répétition, dans la façon dont l'enfant a été accompagné (ou pas) dans ses besoins fondamentaux. Voici les trois qui reviennent le plus souvent en consultation.
La blessure d'amour : quand on a appris à se faire tout petits
Certains parents, par surprotection ou par anxiété, n'ont pas laissé à l'enfant l'espace pour expérimenter, se tromper, exister pleinement. L'enfant trop protégé apprend très tôt à se conformer, à ne pas déranger, à être sage. Il devient un enfant modèle. Mais à l'intérieur, quelque chose se tait.
Devenu adulte, cet enfant peut se retrouver avec :
- Une difficulté à s'affirmer, à dire non, à prendre sa place
- Un doute permanent sur sa valeur, ses capacités
- Un besoin fort d'approbation extérieure
- Une tendance à se sur-adapter aux attentes des autres, au détriment de ses propres besoins
La blessure de maltraitance : entre victime et perpétuation
La maltraitance dans l'enfance peut prendre de nombreuses formes : physique, psychologique, émotionnelle. Elle laisse des empreintes profondes sur la façon dont un être humain se perçoit et perçoit le monde.
Certains adultes restent enfermés dans un rôle de victime, reproduisant des relations où ils se laissent malmener, sans même s'en rendre compte. D'autres, à leur corps défendant, reproduisent des comportements qu'ils ont subis, et en souffrent profondément.
Ce n'est pas une condamnation. C'est un schéma appris, ancré dans le système nerveux. Et un schéma appris peut être désappris. Progressivement. Avec douceur. Et avec le bon accompagnement.
La blessure d'abandon : quand les liens ont disparu
Un parent absent, trop occupé, disparu lors d'un divorce, ou simplement émotionnellement inaccessible : ces expériences façonnent profondément la façon dont l'enfant va ensuite construire ses relations.
L'adulte porteur de cette blessure peut ressentir :
- Une peur intense d'être quitté, trahi, oublié
- Des difficultés à maintenir des relations stables dans la durée
- Une tendance à fuir avant d'être fui, ou à s'accrocher de façon excessive
- Un sentiment chronique de ne pas être assez : pas assez bien, pas assez intéressant, pas assez digne d'être aimé
Travailler sur cette blessure, c'est apprendre à se constituer comme une base sécurisante pour soi-même. C'est l'un des chemins les plus transformateurs qui soit.
Pourquoi ça ne "passe" pas tout seul avec le temps ?
C'est une question que j'entends souvent. "C'est si vieux, pourquoi ça me touche encore ?"
Parce que ce ne sont pas des souvenirs. Ce sont des réponses. L'enfant que vous étiez a développé des stratégies de survie, émotionnelles, comportementales, relationnelles, pour traverser ce qu'il vivait. Ces stratégies ont été efficaces à l'époque. Elles lui ont permis de tenir.
Le problème, c'est que le corps et le cerveau continuent de les activer automatiquement, même des décennies plus tard, même quand la situation n'est plus du tout la même.
Le trauma n'est pas stocké dans la mémoire narrative, celle qu'on raconte, qu'on met en mots, qu'on analyse. Il est stocké dans le corps. Dans le système nerveux autonome. Dans ces couches très profondes qui ne parlent pas la langue du rationnel.
C'est pour cette raison que les prises de conscience intellectuelles ne suffisent pas toujours. Vous pouvez très bien comprendre pourquoi vous réagissez comme vous réagissez, et continuer à le faire. Parce que la blessure n'est pas logée dans votre tête. Elle est logée dans votre corps, dans vos réflexes, dans votre système nerveux.
Le travail doit aller là où les mots ne vont pas.
Ce que je vous propose au cabinet
Au Cabinet de Sophrologie et Naturopathie, Mais pas que…, je vous accompagne avec des outils qui parlent au corps autant qu'à l'esprit. La sophrologie en est le cœur, mais pas seulement. Selon ce qui se présente, selon ce dont vous avez besoin ce jour-là, j'utilise aussi des techniques manuelles, le toucher thérapeutique, des médiations créatives (pâte à modeler, protocoles d'expression libre), parfois un rituel pour aller chercher ce qui ne se dit pas facilement avec des mots.
Ensemble, nous allons :
- Créer un espace de sécurité dans lequel votre système nerveux peut enfin se poser
- Aller doucement à la rencontre de ce qui a été blessé, sans forcer ni brusquer
- Identifier les schémas qui se répètent dans votre vie
- Réapprendre à votre corps que le danger est passé, que vous êtes ici, maintenant, et que vous allez bien
- Travailler sur les déclencheurs, les réactions qui vous échappent
- Renforcer votre lien à vous-même : votre confiance, votre stabilité intérieure
- Vous donner des outils concrets à intégrer dans votre quotidien
Le rythme est le vôtre. Il n'y a pas d'urgence à aller vite. Il y a juste l'envie d'aller mieux.
Questions fréquentes
Est-ce que je dois avoir des souvenirs précis pour faire ce travail ?
Non. Beaucoup de personnes n'ont pas de souvenirs détaillés, juste un sentiment diffus que quelque chose s'est passé. Le corps garde la trace même quand la mémoire narrative ne l'a pas conservée. On peut travailler à partir de ce qui est là, maintenant.
Combien de temps dure un accompagnement pour trauma d'enfance ?
Cela dépend de vous, de ce que vous portez, de votre rythme. Certaines personnes trouvent ce dont elles ont besoin en 5-6 séances, d'autres ont besoin d'un accompagnement plus long. Il n'y a pas de norme. On avance ensemble, à votre vitesse.
Je suis déjà suivi(e) en thérapie, je peux quand même venir ?
Oui, absolument. La sophrologie et les approches corporelles que je propose sont complémentaires à un suivi psychothérapeutique. Beaucoup de personnes combinent les deux avec de très bons résultats.
À qui s'adresse cet accompagnement ?
À vous, si vous reconnaissez quelque chose dans ce que vous venez de lire.
Que vous ayez des souvenirs précis ou juste ce sentiment diffus que quelque chose s'est passé, sans pouvoir mettre le doigt dessus. Que vous soyez en pleine crise ou simplement en quête de mieux comprendre ce qui se joue en vous. Que vous ayez déjà entamé un travail thérapeutique ailleurs ou que ce soit votre première démarche.
Je reçois en cabinet à Fontaine (10200), près de Bar-sur-Aube (Aube), et à la Maison de Santé de Colombey-les-Deux-Églises (52330), près de Chaumont (Haute-Marne). Je consulte aussi à distance, en visio, pour toute la France.
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de commencer. Il y a juste le moment où vous décidez que c'est le moment.
« On ne choisit pas ce qu'on a vécu. On peut choisir d'aller à sa rencontre. »