Vous sentez que quelque chose de vieux vous retient ?
Peut-être que vous avez du mal à faire confiance. Peut-être que vous vous effacez trop souvent, ou au contraire que vous vous emportez sans comprendre pourquoi. Peut-être que vous avez l'impression d'être en décalage, de ne jamais vraiment vous sentir à votre place.
Ces ressentis ont souvent une origine. Ils prennent racine dans ce que vous avez vécu,
parfois enfant, parfois plus tard. Ce n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas une fatalité.
C'est une trace. Et les traces, ça se travaille.
Trauma ou blessures : de quoi parle-t-on ?
Le trauma, c'est toute expérience qui a dépassé la capacité du système nerveux à l'intégrer. Ce n'est pas forcément spectaculaire de l'extérieur : c'est ce qui a été trop, trop vite, sans filet. Le système nerveux se fige, se dissocie, intériorise. Ces réponses sont intelligentes, vitales même, mais elles restent gravées dans le corps des années plus tard. Cela vaut pour l'enfant qui a subi des abus comme pour l'enfant témoin, qui a grandi dans un foyer violent sans en être directement la cible.
Les blessures d'enfance ne naissent pas forcément d'événements dramatiques. Elles prennent racine dans des dynamiques relationnelles répétées : une façon d'être vu (ou de ne pas l'être), d'être aimé (ou de manquer de cet amour), d'être protégé (ou laissé trop seul). Trauma ou blessure, dans les deux cas : le corps se souvient.
La blessure d'amour : quand on a appris à se faire tout petits
L'enfant trop protégé, ou à qui on n'a pas laissé l'espace d'exister, apprend tôt à se conformer, à ne pas déranger. Devenu adulte : difficulté à s'affirmer et à dire non, doute permanent sur sa valeur, besoin fort d'approbation, tendance à se sur-adapter aux attentes des autres.
La blessure de maltraitance : entre victime et perpétuation
La maltraitance, physique, psychologique ou émotionnelle, laisse des empreintes profondes. Certains adultes restent enfermés dans un rôle de victime, d'autres reproduisent malgré eux ce qu'ils ont subi, et en souffrent. Ce n'est pas une condamnation : c'est un schéma appris, et un schéma appris peut être désappris, progressivement.
La blessure d'abandon : quand les liens ont disparu
Un parent absent, disparu lors d'un divorce, ou émotionnellement inaccessible façonne la façon de construire ses relations : peur d'être quitté, difficulté à tenir des relations stables, tendance à fuir avant d'être fui ou à s'accrocher, sentiment chronique de ne pas être assez.
Pourquoi ça ne "passe" pas tout seul avec le temps ? Parce que ce ne sont pas des souvenirs, ce sont des réponses. Le trauma n'est pas stocké dans la mémoire narrative, celle qu'on raconte, mais dans le corps, dans le système nerveux autonome. C'est pour cela que les prises de conscience intellectuelles ne suffisent pas toujours.
Le travail doit aller là où les mots ne vont pas.
Violences sexuelles : ce que le corps apprend à faire pour survivre
Les violences sexuelles, subies dans l'enfance, à l'adolescence ou à l'âge adulte, laissent une empreinte dans le corps qui dépasse ce que les mots peuvent dire. Ce n'est pas une question de fragilité ni de volonté, c'est une question de biologie. Face à une menace qu'on ne peut ni fuir ni combattre, le système nerveux prend les commandes automatiquement.
Les réflexes de survie codés en nous :
- La fuite et le combat, quand ils sont possibles.
- La sidération : rester figé, ne plus rien ressentir. La réponse la plus fréquente, et la moins connue, dans les situations de violence sexuelle.
- La dissociation : ne plus être là, regarder la scène de loin.
Quand le consentement est violé, le corps enregistre une trahison fondamentale. Et l'incompréhension (pourquoi je n'ai rien fait ? pourquoi mon corps a réagi ainsi ?) devient une source de honte immense, et injuste.
Votre corps a fait exactement ce qu'il devait faire.
Ensuite, le système nerveux ne revient pas toujours au calme : c'est l'hypervigilance (fatigue chronique, hypersensibilité, troubles du sommeil, sursauts, besoin de tout contrôler). Parfois, la souffrance cherche une sortie dans des comportements d'autodestruction, qui ne sont pas des caprices mais des tentatives de survie. Rien de tout cela ne se travaille dans la honte, et jamais plus vite que ce que vous êtes prêt(e) à traverser.
« Ce que vous avez vécu n'est pas ce que vous êtes. Et votre corps, malgré tout, cherche à vous ramener vers vous. »
Sortir des emprises : arrêter de se trahir
Rester dans une relation qui vous abîme. Accepter l'inacceptable parce que dire non coûte trop cher. Vous adapter, encore, jusqu'à ne plus savoir ce que vous voulez vraiment. Une emprise ne tient pas seulement par ce que l'autre fait : elle tient aussi par une habitude souvent très ancienne, celle de se trahir soi-même.
On parle beaucoup du consentement dans les relations aux autres. Il y a une dimension dont on parle moins, et qui est pourtant au cœur de tout : le consentement à soi-même. Est-ce que ce que je fais là me convient vraiment ? Est-ce que je dis oui par désir, ou par peur de dire non ? Se trahir, c'est dire oui alors qu'on voulait dire non, à force de quoi on finit par ne plus savoir ce qu'on veut.
Vivre en consentement avec soi-même, c'est aligner ce qu'on pense, ce qu'on ressent et ce qu'on fait. Ce n'est pas la perfection, c'est arrêter, progressivement, de vivre en décalage avec soi. Et quelque chose, doucement, se pose : une cohérence intérieure qui ressemble à de la paix.
« On ne se trahit pas par méchanceté envers soi. On se trahit parce qu'on n'a pas encore appris qu'on valait la peine d'être choisi(e). Ça aussi, ça s'apprend. »
Se reconstruire, se choisir, se respecter, s'aimer
Vous avez peut-être déjà fait un bout de chemin : mis des mots sur des choses, compris des mécanismes, survécu à des périodes difficiles. Mais il reste cette sensation de ne pas vraiment être à votre place, de vous adapter en permanence sans savoir ce que vous, vous voulez. Se reconstruire, ce n'est pas effacer ce qui s'est passé. C'est apprendre à se regarder autrement, à ne plus se définir uniquement par ses blessures.
Se choisir n'est pas un événement, c'est une série de petites décisions quotidiennes : se reposer quand on est fatigué, refuser ce qui ne convient pas sans culpabiliser une semaine, prendre au sérieux ce que le corps dit. Se respecter, c'est apprendre à sentir ses limites et à les poser sans se justifier à l'infini. S'aimer, enfin, tel qu'on est maintenant, avec ses cicatrices : c'est apaiser ce critique intérieur qui est souvent la trace la plus tenace des blessures anciennes.
« Vous n'avez pas à mériter votre place. Vous avez juste à la prendre. »
Ce que je vous propose au cabinet
Au Cabinet Vers Soi, je vous accompagne avec des outils qui parlent au corps autant qu'à l'esprit. La sophrologie en est le cœur, mais pas seulement : selon ce dont vous avez besoin ce jour-là, j'utilise aussi des techniques manuelles, le toucher thérapeutique, des médiations créatives (pâte à modeler, écriture, dessin), parfois un rituel pour aller chercher ce qui ne se dit pas facilement avec des mots.
Ensemble, nous allons :
- Créer un espace de sécurité dans lequel votre système nerveux peut enfin se poser
- Aller doucement à la rencontre de ce qui a été blessé, sans forcer ni brusquer
- Identifier les schémas qui se répètent dans votre vie
- Réapprendre à votre corps que le danger est passé
- Renforcer votre lien à vous-même : confiance, stabilité, capacité à vous choisir
Le rythme est le vôtre. Il n'y a pas d'urgence à aller vite. Il y a juste l'envie d'aller mieux.
Blessures, trauma, se choisir
900 €6 rendez-vous · accompagnement sur mesure, techniques mixtes
Cet accompagnement s'adresse à ceux qui portent quelque chose de lourd : une blessure d'enfance, un trauma, des violences vécues, une difficulté à se choisir et à s'aimer avec respect. Il n'y a pas de protocole unique : le rythme et les techniques se définissent ensemble, selon votre histoire et ce que vous êtes prêt(e) à traverser.
Les techniques utilisées
Sophrologie, approche manuelle, techniques créatives, naturopathie, selon ce que le travail demande.
Le premier rendez-vous n'engage à rien d'autre que de prendre le temps de vous écouter.
Questions fréquentes
Est-ce que je dois avoir des souvenirs précis pour faire ce travail ?
Non. Beaucoup de personnes n'ont pas de souvenirs détaillés, juste un sentiment diffus que quelque chose s'est passé. Le corps garde la trace même quand la mémoire narrative ne l'a pas conservée. On peut travailler à partir de ce qui est là, maintenant.
Combien de temps dure un accompagnement pour trauma ?
Cela dépend de vous, de ce que vous portez, de votre rythme. Certaines personnes trouvent ce dont elles ont besoin en 5-6 séances, d'autres ont besoin d'un accompagnement plus long. Il n'y a pas de norme. On avance ensemble, à votre vitesse.
Je suis déjà suivi(e) en thérapie, je peux quand même venir ?
Oui, absolument. La sophrologie et les approches corporelles que je propose sont complémentaires à un suivi psychothérapeutique ou psychiatrique. Beaucoup de personnes combinent les deux avec de très bons résultats.
Après des violences sexuelles, pourquoi mon corps a-t-il réagi comme ça ?
Face à une menace qu'on ne peut ni fuir ni combattre, le système nerveux prend les commandes automatiquement : sidération, dissociation, immobilité. Ce ne sont pas des choix, ce sont des réflexes de survie. Votre corps a fait exactement ce qu'il devait faire. Comprendre cela est souvent le premier pas pour desserrer la honte.
En quoi consiste le travail pour sortir d'une emprise ?
Une emprise ne tient pas seulement par ce que l'autre fait, mais aussi par une habitude ancienne de se trahir soi-même. Le travail consiste à réapprendre à s'écouter, à distinguer ce qui vient vraiment de soi de ce qui vient de la peur, et à poser des actes cohérents avec ce que l'on ressent.
À qui s'adresse cet accompagnement ?
À vous, si vous reconnaissez quelque chose dans ce que vous venez de lire.
Que vous ayez des souvenirs précis ou juste un sentiment diffus. Que les violences soient récentes ou anciennes. Que vous ayez déjà entamé un travail thérapeutique ailleurs, ce que j'encourage, ou que ce soit votre première démarche. Je reçois en cabinet à Fontaine (10200), près de Bar-sur-Aube, et à la Maison de Santé de Colombey-les-Deux-Églises (52330), près de Chaumont. Je consulte aussi en visio, pour toute la France.
« On ne choisit pas ce qu'on a vécu. On peut choisir d'aller à sa rencontre. »