Violences sexuelles : ce que le corps apprend à faire pour survivre

Si vous lisez cette page, c'est déjà un acte de courage

Peut-être que vous cherchez à comprendre ce qui se passe en vous. Peut-être que vous portez quelque chose depuis longtemps — des années, parfois toute une vie. Peut-être que vous n'avez jamais osé en parler à personne. Ou que vous en avez parlé, et que ça n'a pas suffi.

Quelle que soit votre histoire, vous avez votre place ici.

Cette page ne va pas vous demander de raconter. Elle va juste vous expliquer. Ce qui se passe dans le corps. Pourquoi vous réagissez comme vous réagissez. Et comment on peut, doucement, commencer à aller vers autre chose.

Les violences sexuelles et le trauma : ce qui se passe vraiment

Les violences sexuelles — qu'elles aient été subies dans l'enfance, à l'adolescence ou à l'âge adulte — laissent une empreinte dans le corps qui dépasse ce que les mots peuvent dire.

Ce n'est pas une question de fragilité. Ce n'est pas une question de volonté.

C'est une question de biologie.

Quand un être humain est confronté à une menace qu'il ne peut pas fuir et à laquelle il ne peut pas résister, son système nerveux prend les commandes. Automatiquement. Sans demander la permission.

Il fait ce qu'il a toujours fait, depuis des millénaires : il cherche à vous maintenir en vie.

Le consentement, et ce qu'on ne vous a peut-être jamais dit

Le consentement n'est pas seulement une question légale ou morale. C'est une expérience vécue dans le corps.

Quand le consentement est violé, le corps enregistre cela comme une trahison fondamentale. Parce que le corps a pu répondre. Parce que vous n'avez pas crié, pas résisté, pas fui. Parce que vous avez continué à fonctionner après.

Et cette incompréhension — pourquoi je n'ai rien fait ? pourquoi mon corps a réagi comme ça ? — peut devenir une source de honte immense, et injuste.

Votre corps a fait exactement ce qu'il devait faire.

Les réflexes de survie codés dans notre ADN

Face au danger, le système nerveux humain ne réfléchit pas. Il réagit.

La fuite. Partir, s'échapper, créer de la distance — physiquement ou émotionnellement.

Le combat. Se débattre, résister, se défendre.

La sidération. Rester figé, ne plus bouger, ne plus rien ressentir. C'est la réponse la moins connue, et pourtant la plus fréquente dans les situations de violence sexuelle. Le cerveau coupe l'accès au corps pour vous protéger de ce qui est en train de se passer.

La dissociation. Ne plus être là. Partir dans sa tête, regarder la scène de loin, comme si ça arrivait à quelqu'un d'autre.

Aucune de ces réponses n'est un choix conscient. Aucune n'est une faute. Ce sont des mécanismes de survie inscrits dans votre biologie.

L'hypervigilance : quand le corps reste en alerte

Une fois le danger passé, le système nerveux devrait revenir au calme. Chez les personnes ayant vécu des violences, ce retour ne se fait pas toujours. Ou pas complètement.

Le corps reste sur le qui-vive. C'est ce qu'on appelle l'hypervigilance. Et ça peut ressembler à beaucoup de choses :

  • Une fatigue profonde, chronique, sans raison apparente
  • Une hypersensibilité aux bruits, aux voix, aux regards
  • Une difficulté à dormir, à se poser, à se sentir en sécurité
  • Des réactions de sursaut, d'irritabilité, de fuite dès que quelque chose déclenche le système
  • Un besoin constant de contrôler l'environnement

Ce n'est pas de la paranoïa. C'est votre système nerveux qui fait encore son travail de protection.

L'autodestruction : quand la souffrance cherche une sortie

Parfois, quand la douleur intérieure devient trop lourde, elle cherche un exutoire.

Les comportements d'autodestruction ne sont pas des caprices ni des appels à l'attention. Ce sont des tentatives de survie. Une façon de reprendre le contrôle sur quelque chose quand tout le reste semble incontrôlable. Une façon de rendre visible une souffrance qui n'a pas de mots.

Ces comportements méritent d'être accompagnés avec beaucoup de douceur et sans jugement — jamais avec de la honte.

Si vous êtes concerné(e), je vous invite à m'en parler. On n'en fera que ce que vous souhaitez. Mais vous n'avez pas à porter ça seul(e).

Ce que je vous propose

Au Cabinet de Sophrologie et Naturopathie, Mais pas que…, je travaille sur ces questions avec une attention particulière portée au corps — parce que c'est là que tout se passe.

Je m'adapte à ce que vous êtes capable de traverser ce jour-là. Cela peut passer par la sophrologie, des techniques manuelles, des médiations créatives — la pâte à modeler, l'écriture, le dessin — ou des rituels qui permettent au corps de lâcher ce qu'il n'a jamais pu relâcher autrement.

On n'ira jamais plus vite que vous. Jamais plus loin que ce que vous êtes prêt(e) à traverser.

Notre travail ensemble, c'est de permettre à votre système nerveux de comprendre enfin que c'est terminé. Que vous êtes ici. Que vous êtes en sécurité. Et que vous pouvez, maintenant, commencer à vous appartenir à nouveau.

Pour qui ?

Pour vous, si une partie de ce que vous venez de lire vous a parlé.

Que les violences soient récentes ou très anciennes. Que vous ayez déjà un suivi médical ou psychiatrique en parallèle — ce que j'encourage — ou que vous cherchiez par où commencer.

Je reçois en cabinet à Fontaine (10200), dans l'Aube, près de Bar-sur-Aube. Et en visio, pour toute la France.

« Ce que vous avez vécu n'est pas ce que vous êtes. Et votre corps, malgré tout, cherche à vous ramener vers vous. »

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